Dirigée par des religieux islamiques chiites, la République islamique d’Iran rejette toute influence de l’Occident, qu’elle estime lié au christianisme.
L’Iran a répondu par la violence à la contestation populaire suivant la mort de Mahsa Amini en 2022. Depuis 2023, la confrontation avec Israël s’est intensifiée. La présidence de Massoud Pezechkian change peu de choses, la République islamique restant dirigée par l’ayatollah Ali Khamenei. Les chrétiens, vus comme une influence occidentale, sont intensément persécutés.
Les communautés historiques de chrétiens arméniens et assyriens sont reconnues et ont une liberté limitée. Traités comme des citoyens de seconde zone, ils n’ont pas le droit d’accueillir de convertis d’origine musulmane (parlant le persan) dans leurs églises.
Ces derniers sont les plus persécutés. Les églises officielles leur étant interdites, ils se réunissent en privé en « églises de maison ». Ils s’exposent à des raids de police, des arrestations et des condamnations à de lourdes peines de prison.
«Ils nous déchiraient, un par un. Chaque fois que nous entendions sonner à la porte, nous craignions que ce soit la police. Nous n’oublions toujours pas le jour où la police a fait irruption dans notre église de maison, a emmené certains d’entre nous et a forcé les autres à signer un papier confessant que nous ne nous rencontrerions plus jamais ou ne nous engagerions plus jamais dans des activités chrétiennes.» - Fatemeh (pseudonyme), une chrétienne d’Iran
Les chrétiens qui ont suivi Jésus hors de l’islam sont les plus vulnérables à la persécution et à la discrimination. Le contrôle gouvernemental est le plus élevé dans les zones urbaines, tandis que les zones rurales sont moins surveillées. Cependant, l’anonymat des zones urbaines donne aux chrétiens plus de liberté pour organiser des réunions et des activités que dans les zones rurales, où le contrôle social est plus élevé.
Portes Ouvertes lève la prière de soutien pour les chrétiens d’Iran.
Mars 2024 - Shahab Shahi, qui a passé quatre mois en prison en 2019, de nouveau inculpé pour «propagande contre l'État».
Avril 2024 - Mina Khajavi, musulmane iranienne convertie au christianisme, est en prison à cause de sa foi, malgré ses graves problèmes de santé.